Samedi 23 février 2008
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Depuis 40 ans , le spectre de Mai 68 hante la société française.
Faut-il liquider son héritage comme l'a exorcisé à maintes reprises Nicolas SARKOZY ? Pour la réponse, le père et le fils BRUCKNER essaient de l'expliquer dans un livre intitulé : "Mai 68
expliqué à Nicolas Sarkozy". Doit - on en déduire qu'il n'a rien compris ? L'avenir nous le dira.
Il nous faut revenir sur l'état de la société française et du monde en général avant MAI 68. La caractéristique majeure de la France des "sixties" est la révolution démographique : les enfants du
baby-boom ,auquel j'apartiens puisque je suis né en 1949 et que j'avais 19 ans à l'époque, sont désormais des adoslencents et ils revendiquent leur place dans une France encore
figée.
Notre présence physique est un fait nouveau : un tiers des français ont moins de 20 ans et l'on compte huit millions de jeunes entre 16 et 24 ans en 1968.
C'est cette classe d'age, qui prend conscience de sa force, qui est l'acteur social de mai 68 : notre jeunesse constitue l'agent historique des années soixante. De plus, une grande partie des
français souhaite qu'on les prenne en considération, qu'on les écoute. L'une des caractéristiques essentielles de mai 68 réside dans la prise de parole. La société était en effet extrèmement
fermée. Les rapports humains très peu développés. Prendre la parole est une revendication existentielle : je parle, donc je suis !
L'archaisme des relations sociales de retrouve dans beaucoup d'institutions. Les français voulaient etre des acteurs sociaux.
Il est toujours plus facile d'etre devin après coup, mais si on veut essayer de saisir pourqui ce vieux pays s'est ébranlé, il faudrait explorer lesz félures apparues dans les années qui précèdent.
Un gouffre béant se creuse entre la modernisation économique du pays et la flagrante rigidité des moeurs.
( Ex : la violente contreverse de la loi NEUWIRTH sur la pilule contraceptive ).
C'est aussi la crise de l'idéalisme existentiel. Questions qui ne sont pas seulement politiques mais aussi ontologiques : " Qui suis-je ? Quel sens à ma vie ? Quelle est ma place dans cette
société ? "
D'aiileurs ces questions demeurent actuelles et plus que jamais renaissantes .
L'effondrement de la croyance révolutionnaire empèche certainement cette utopie là. Les débuts d'une crise économique longue, le chomage de masse, l'éclatement social,le passage à une nouvelle
révolution industrielle marquée par l'informatique, la société des services, remodélent la société dans ses profondeurs et créent de nouvelles questions.
L'univers intellectuel, idéologique et culturel des années soixante est-il obsolète et inopérant pour appréhender le monde et la société d'aujourd'hui ? Je n'en suis pas sur du tout. Et pourquoi
pas un mai 2008 ?
LA FRANCE NE FAIT JAMAIS DE REFORMES QUE DANS LA FOULEE D'UNE REVOLUTION ( Charles de Gaulle )
Par PHILOU
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Jeudi 21 février 2008
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LE GRAND SAUT VERS LA LIBERTE
Quel soulagement pour le porteur qui a longtemps marché dans le monde de la souffrance que de poser à terre son lourd et inutile
fardeau. Longehen Rabjam ( un des principaux représentant du bouddhisme tibétain ).
Etre libre, c'est etre maitre de soi meme. Pour beaucoup de gens, une telle maitrise concerne la liberté d'action, de mouvement et d'opinion,
l'occasion de realiser les buts qu'on s'est fixés. Ce faisant, on situe principalement la liberté à l'extérieur de soi, sans prendre conscience de la tyrannie des pensées. De fait, une conception
répandue en Occident consiste à penser qu'etre libre revient à pouvoir faire tout ce qui nous passe par la tete et traduire en actes le moindre de nos caprices. Etrange conception, puisque nous
devenons ainsi le jouet des pensées qui agitent notre esprit, comme les vents courbent dans toutes les directions les herbes au sommet d'un col.
Qui n'a pas dit un jour :"Pour moi , le bonheur serait de faire tout ce que je veux sans que personne m'interdise quoique ce soit".
La liberté anarchique, qui a pour seul but l'accomplissement immédiat des désirs, apportera-t-elle le bonheur ? On peut en douter. La
spontanéité est une qualité précieuse à condition de ne pas la confondre avec l'agitation mentale. Si nous lachons dans notre esprit la meute du désir, de la jalousie, de l'orgueil ou du
ressentiment,elle aura tot fait de s'approprier les lieux et de nous imposer un univers carcéral en expension continue. Les prisons s'addtionnent et se juxtaposent, oblitérant toute joie de vivre.
En revanche, un seul espace de liberté intérieure suffit pour embrasser la dimension toute entière de l'esprit. Un espace vaste, lucide et serein, qui dissout tout tourment et nourrit toute
paix.
La liberté intérieure, c'est d'abord l'affranchissement de la dictature du "moi" et du "mien", de l"etre" asservi et de l"avoir" envahissant,
de cet ego qui entre en conflit avec ce qui déplait et tente déserpérément de s'approprier ce qu'il convoite. Savoir trouver l'essentiel et ne plus s'inquiéter de l'accessoire entraine un profond
sentiment de contentement sur le
quel
les fantaisies du "moi" n'ont aucune prise.
CELUI QUI EPROUVE UN TEL CONTENTEMENT, dit le proverbe tibétain,TIENT UN TRESOR AU CREUX DE SA MAIN.
Etre libre revient donc à s'émanciper de la conrainte des afflictions qui dominent l'esprit et l'obscurcissent. C'est prendre sa vie en main , au lieu de l'abandonner aux
tendances forgées par l'habitude et la confusion mentale. Ce n'est pas lacher la barre, laisser les voiles flotter au vent et le bateau partir à la dérive, mais barrer en mettant le cap vers la
destination choisie.
BONNE ROUTE.
Par PHILOU
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Mercredi 20 février 2008
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15:42
La commission Attali, contrairement à ce qui a été dit, ne préconise pas une déréglementation sauvage de la profession. Pour l'essentiel,
elle propose de délivrer une licence gratuite à tous les demandeurs inscrits fin 2007 (ils sont 6500 à Paris).
Avant toute discussion les taxis agrippés au sacro-saint numerus clausus, déclenchent les représailles préventives : opération escargot. Blocage des routes . Panique des élus en campagne.
Capitulation ( provisoire ?) du gouvernement.
Sans doute, il y a plus grave. Mais l'affaire est emblématique des impasses de l'étato-corporatisme français, jeu de roles où chacun, en défendant son statut, contribue à faire le malheur de
tous. Celui des usagers - c'est banal. Mais aussi, en l'occurence, celui des taxis eux-memes. Car une absurde politique de pénurie a transformé leur outil de travail - la fameuse plaque - en objet
de spéculation.
Vicieux engrenage de l'étato-corporatisme ( Poujadisme ?) qui aboutit à fabriquer des systèmes autobloquants dont la nocivité n'a d'égale que la difficulté d'en sortir. Le statut dune profession
est il indexé sur son aptitude à parlyser le pays ?
Face aux cheminots, le pouvoir a tenu bon. Face aux taxis, il cède, trahissant ainsi l'incapacité d'un président impopulaire, chahuté par les siens, à résister à la tentation du clientélisme
ordinaire.
Parce que cette réforme touche au coeur du mal français, son abandon définitif marquerait, plus d'un désaveu ( un de plus ) du programme Attali, un tournant symbolique :Une rupture dans la rupture.
Par PHILOU
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Dimanche 17 février 2008
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Par PHILOU
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Jeudi 14 février 2008
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17:21
Quel match extraordinaire nous ont livré les olympiens ce Mercredi au vélodrome sous les caméras de M6 et les commentaires enthousiastes de JM FERRERI
et de l'irremplaçable T.ROLAND.
Vous allez me dire que je suis chauvin et bien c'est un peu vrai lorsque Marseille joue ainsi, je me
régale et vous aussi si vous avez eu la chance de voir cette rencontre.
Tous les incrédients étaient présents dans cette partie et il faut tirer aussi le chapeau à cette équipe russe qui a été plus que bonne surtout en première mi-temps.
Après la pause, il y a eu ce quart d'heure de folie, avec des buts très bien construits et largements mérités par les hommes d'Eric GERETS.
Le match retour s'annonce sous les meilleurs hospices pour la qualification aux huitiémes de finale de l'UEFA.
Merci pour cette belle soirée, on en demande encore et pourquoi pas lors du classico OM/PSG de dimanche prochain.
Bravo à tous.
Par PHILOU
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