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Lundi 25 février 2008 1 25 /02 /2008 22:32

undefined Il y a quelques mois, juste avant le deuxième tour de l'élection présidentielle, un débat télévisé a opposé les 2 candidats à l'investiture Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.
Je me souviens parfaitement des propos tenus à l'encontre de Mme Royal par notre monarque actuel lorsque cette dernière avait manifesté sa juste colère après les propos de M. Sarkozy concernant l'acceuil des enfants handicapés dans les milieux scolaires.
Mme Royal avait, disait-il, perdu son sang froid et ne donnait pas l'image de la personne capable d'exercer les fonctions suppremes.
Mais alors , l'attitude et les propos tenus à l'encontre du pecheur breton ou du badaud du salon de l'agriculture seraient-ils eux de nature à relever l'image d'un président qui ne doit pas perdre son "sang froid" ?
Serait-il le premier chef d'état à  etre chahuté ou insulté pour que le langage utilisé puisse se justifier et rejoindre  ainsi celui des jeunes des banlieues qu'il a lui -meme traité de racaille ?
Non, je ne suis pas d'accord avec ce type de "réforme" des propos élyséens meme si certains admirateurs ou bouffons de l'UMP pensent qu'au moins lui " IL EN A " et qu'il est en rupture avec le conservatisme hypocrite des biens pensants.
Au moment où l'on veut essayer d'améliorer l'éducation de nos enfants et de leur inculquer une morale avec un devoir de mémoire ( Guy Moquet ou la SHOA ) l'exemple doit venir d'en haut et de tels propos , diffusés à grands flots sur internet sont inadmissibles et ne donnent pas une image digne de notre pays.
D'ailleurs , je vous invite à lire l'article qui suit, diffusé dans le grand quotidien espagnol "EL PAIS" et signé Lluis Bassets , sur la France vue de Madrid.
ESTOCADE. SARKOZY CE GRAND MALADE.

"Les français ont un problème. Ils croyaient avoir un superprésident, un hyperdirigeant capable de les sortir de la dépression et de la décadence, et voilà qu'ils ont écopé d'un président comme ils en ont déjà connu beaucoup d'autres : à savoir malade, limité, qu'il faut dorloter et protéger tout en s'organisant pour que la France tourne et que le gouvernement et les institutions fassent leur devoir. La maladie dont souffre Sarkozy n'a pas la gravité du cancer de la prostate de Mitterand, mais elle touche un organe vital s'il en est : l'EGO. Celui du président est d'évidence atteint d'une hypertrophie probablement incurable.

En monarque thaumaturge qui par une simple imposition des mains devait augmenter le pouvoir d'achat, il a échoué au point de prononcer la formule maudite qui rompt les sortilèges : "Qu'est-ce que vous attendez de moi ? Que je vide les caisses qui sont déjà vides ? ".

En monarque philosophe,, il a manifesté les plus fortes réserves vis-à-vis des traditions républicaines, en exprimant avec désinvolture san affinité intellectuelle avec le pape. Il n'a pleinement triomphé que dans le role de sultan, seigneur en son sérial, paré des atouts qui passionnent un certain public - et manifestement aussi ses pairs. Le voilà fasciné par son propre pouvoir de séduction, son gout exquis et sa désinvolture. Mais ce triomphe-là a le don de déprimer beaucoup de Français car il rabaisse la république au niveau de la principaué de Monaco. "

Par PHILOU
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Lundi 25 février 2008 1 25 /02 /2008 16:27
undefined undefined undefined undefined undefined undefined undefined undefined Ce dimanche 25 février, nous devions nous rendre dans la haute Vésubie , à Notre Dame des Fenestres mais l'état de la route en a décidé autrement.
Nous avons donc pris la direction de la symphatique station de la Colmiane qui est perchée entre la vallée de la Vésubie et celle de la Tinée.
Un groupe d'une trentaine de randonneurs s'était fixé rendez vous par cette belle journée ensoleillée encadrée de nos 3 animateurs (Fabrice, Jean et Philippe ).
Nos premiers pas se firent sans raquettes, la neige n'étant pas assez abondante dans la partie initiale de notre trajet qui devait nous mener au pied de la cime du Baus de Frema à plus de 2000 métres d'altitude.
Après plusieurs pauses, les 3 groupes d'une dizaine de randonneurs , classés en fonction de leur niveau , atteignirent le point de rendez vous et lieu de restauration vers 12 heures 30.
Nous avons profité au maximun de cette halte prolongée pour nous restaurer en plein soleil avec une vue superbe sur le village de St Martin de Vésubie.
Le retour se fit dans la bonne humeur et pour certains à travers des raccourcis où la neige , pas toujours très homogène, fut à l'origine de quelques glissades plus spectaculaires que dangeureuses.
Cette belle journée s'est terminée  par le verre habituel de l'amitié pris sur une terrasse extérieure dans la station de la Colmiane où la foule avait décidée de se donner rendez vous.
Vivement la prochaine rando , si la météo veut bien enneiger encore un peu nos massifs méditérranéens pour le plus grand bonheur de ses adhérents toujours plus nombreux lorsqu'il s'agit de sortie "Raquettes".
Par PHILOU
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Samedi 23 février 2008 6 23 /02 /2008 15:23
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    Depuis 40 ans , le spectre de Mai 68 hante la société française.

Faut-il liquider son héritage comme l'a exorcisé à maintes reprises Nicolas SARKOZY ? Pour la réponse,  le père et le fils BRUCKNER essaient de l'expliquer dans un livre intitulé : "Mai 68 expliqué à Nicolas Sarkozy". Doit - on en déduire qu'il n'a rien compris ? L'avenir nous le dira.

Il nous faut revenir sur l'état de la société française et du monde en général avant MAI 68. La caractéristique majeure de la France des "sixties" est la révolution démographique : les enfants du baby-boom  ,auquel j'apartiens puisque je suis né en 1949  et que j'avais 19 ans à l'époque, sont désormais des adoslencents et ils revendiquent leur place dans une France encore figée.
Notre présence physique est un fait nouveau : un tiers des français ont moins de 20 ans et l'on compte huit millions de jeunes entre 16 et 24 ans en 1968.
C'est cette classe d'age, qui prend conscience de sa force, qui est l'acteur social de mai 68 : notre jeunesse constitue l'agent historique des années soixante. De plus, une grande partie des français souhaite qu'on les prenne en considération, qu'on les écoute. L'une des caractéristiques essentielles de mai 68 réside dans la prise de parole. La société était en effet extrèmement fermée. Les rapports humains très peu développés. Prendre la parole est une revendication existentielle : je parle, donc je suis !
L'archaisme des relations sociales de retrouve dans beaucoup d'institutions. Les français voulaient etre des acteurs sociaux.
Il est toujours plus facile d'etre devin après coup, mais si on veut essayer de saisir pourqui ce vieux pays s'est ébranlé, il faudrait explorer lesz félures apparues dans les années qui précèdent. Un gouffre béant se creuse entre la modernisation économique du pays et la flagrante rigidité des moeurs.
( Ex : la violente contreverse de la loi NEUWIRTH sur la pilule contraceptive ).
C'est aussi la crise de l'idéalisme existentiel. Questions qui ne sont pas seulement politiques mais aussi ontologiques : " Qui suis-je ? Quel sens à ma vie ? Quelle est ma place dans cette société ? "
D'aiileurs ces questions demeurent actuelles et plus que jamais renaissantes .
L'effondrement de la croyance révolutionnaire empèche certainement cette utopie là. Les débuts d'une crise économique longue, le chomage de masse, l'éclatement social,le passage à une nouvelle révolution industrielle marquée par l'informatique, la société des services, remodélent la société dans ses profondeurs et créent de nouvelles questions.
L'univers intellectuel, idéologique et culturel des années soixante est-il obsolète et inopérant pour appréhender le monde et la société d'aujourd'hui ? Je n'en suis pas sur du tout. Et pourquoi pas un mai 2008 ?
 
LA FRANCE NE FAIT JAMAIS DE REFORMES QUE DANS LA FOULEE D'UNE REVOLUTION ( Charles de Gaulle )
Par PHILOU
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Jeudi 21 février 2008 4 21 /02 /2008 16:53
LE GRAND SAUT VERS LA LIBERTE


Quel soulagement pour le porteur qui a longtemps marché dans le monde de la souffrance que de poser à terre son lourd et inutile fardeau.      Longehen Rabjam ( un des principaux représentant du bouddhisme tibétain ).

Etre libre, c'est etre maitre de soi meme. Pour beaucoup de gens, une telle maitrise concerne la liberté d'action, de mouvement et d'opinion, l'occasion de realiser les buts qu'on s'est fixés. Ce faisant, on situe principalement la liberté à l'extérieur de soi, sans prendre conscience de la tyrannie des pensées. De fait, une conception répandue en Occident consiste à penser qu'etre libre revient à pouvoir faire tout ce qui nous passe par la tete et traduire en actes le moindre de nos caprices. Etrange conception, puisque nous devenons ainsi le jouet des pensées qui agitent notre esprit, comme les vents courbent dans toutes les directions les herbes au sommet d'un col.

Qui n'a pas dit un jour :"Pour moi , le bonheur serait de faire tout ce que je veux sans que personne m'interdise quoique ce soit".

La liberté anarchique, qui a pour seul but l'accomplissement immédiat des désirs, apportera-t-elle le bonheur ? On peut en douter. La spontanéité est une qualité précieuse à condition de ne pas la confondre avec l'agitation mentale. Si nous lachons dans notre esprit la meute du désir, de la jalousie, de l'orgueil ou du ressentiment,elle aura tot fait de s'approprier les lieux et de nous imposer un univers carcéral en expension continue. Les prisons s'addtionnent et se juxtaposent, oblitérant toute joie de vivre. En revanche, un seul espace de liberté intérieure suffit pour embrasser la dimension toute entière de l'esprit. Un espace vaste, lucide et serein, qui dissout tout tourment et nourrit toute paix.

La liberté intérieure, c'est d'abord l'affranchissement de la dictature du "moi" et du "mien", de l"etre" asservi et de l"avoir" envahissant, de cet ego qui entre en conflit avec ce qui déplait et tente déserpérément de s'approprier ce qu'il convoite. Savoir trouver l'essentiel et ne plus s'inquiéter de l'accessoire entraine un profond sentiment de contentement sur le undefined quel les fantaisies du "moi" n'ont aucune prise.
CELUI QUI EPROUVE  UN TEL CONTENTEMENT, dit le proverbe tibétain,TIENT UN TRESOR AU CREUX DE SA MAIN.

Etre libre revient donc à s'émanciper de la conrainte des afflictions qui dominent l'esprit et l'obscurcissent. C'est prendre sa vie en main , au lieu de l'abandonner aux tendances forgées par l'habitude et la confusion mentale. Ce n'est pas lacher la barre, laisser les voiles flotter au vent et le bateau partir à la dérive, mais barrer en mettant le cap vers la destination choisie.

BONNE ROUTE.


Par PHILOU
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Mercredi 20 février 2008 3 20 /02 /2008 15:42
La commission Attali, contrairement à ce qui a été dit, ne préconise pas une déréglementation sauvage de la profession. Pour l'essentiel, elle propose de délivrer une licence gratuite à tous les demandeurs inscrits fin 2007 (ils sont 6500 à Paris).

Avant toute discussion les taxis agrippés au sacro-saint numerus clausus, déclenchent les représailles préventives : opération escargot. Blocage des routes . Panique des élus en campagne. Capitulation ( provisoire ?) du gouvernement.

Sans doute, il y a plus grave. Mais l'affaire est emblématique des impasses de l'étato-corporatisme français, jeu de roles où  chacun, en défendant son statut, contribue à faire le malheur de tous. Celui des usagers - c'est banal. Mais aussi, en l'occurence, celui des taxis eux-memes. Car une absurde politique de pénurie a transformé leur outil de travail - la fameuse plaque - en objet de spéculation.

Vicieux engrenage de l'étato-corporatisme ( Poujadisme ?) qui aboutit à fabriquer des systèmes autobloquants dont la nocivité n'a d'égale que la difficulté d'en sortir. Le statut dune profession est il indexé sur son aptitude à parlyser le pays ?

Face aux cheminots, le pouvoir a tenu bon. Face aux taxis, il cède, trahissant ainsi l'incapacité d'un président impopulaire, chahuté par les siens, à résister à la tentation du clientélisme ordinaire.

Parce que cette réforme touche au coeur du mal français, son abandon définitif marquerait, plus d'un désaveu ( un de plus ) du programme Attali, un tournant symbolique :Une rupture dans la rupture.
Par PHILOU
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  • PHILOU
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  • Homme
  • 20/01/1949
  • SUD EST
  • LECTURE humour culture photographie POLITIQUE
  • Socialiste moderne. Ne supporte pas l'injustice et les inégalitées dans tous les domaines. De temperament sportif et amoureux de la nature. Adore la lecture et suis très sensible à l'action du Dalai Lama . Supporter de l'OM.

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