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Mardi 12 août 2008 2 12 /08 /Août /2008 15:51

    On change à nouveau de vallée ce dimanche 10 août et l'on se dirige dans la Haute-Roya via le nord du vallon de Casterino à 1700 m d'altitude point de départ de la randonnée.

        
          
 

     De la balise 395, c'est un groupe de 25 courageux dirigés par Matthieu et la fidèle stagiaire Cécile qui prit le départ sur une route empierrée en direction du sud via la balise 392 (altitude 1969 m) pour changer de direction et repartir vers le nord par un sentier dans les alpages où l'on découvre le lac des Grenouilles dans le splendide écrin des montagnes du mont Paracouerte.

 
  

     Après une bonne heure de marche , nous marquons une pause près du lac dans ce paysage ouvert sur la Fontanalba avec ses prairies accueillantes et ses colonies de marmottes peu visibles ce jour pour cause de randonneurs trop nombreux et pas toujours très avertis de la discipline à suivre pour espérer les approcher.
 
 
    L'ascension vers le lac Ste Marie se déroule dans le secret de son vallon par un sentier aride où le dénivelé nous amène dans la prairie attenante au lac caché dans un creux sauvage où un monde minéral se dresse à l'ombre des grandes parois de la face ouest du mont Ste Marie qui culmine à plus de 2700 mètres.
    
 
 
    C'est dans cet espace ensoleillé et rafraîchissant que nous allons déjeuner, nous reposer et même se baigner pour certains malgré une température de l'eau digne des lacs scandinaves en plein été.
    Vers 14 heures , le groupe se scinde en deux et les moins "fatigués" suivront Matthieu pour atteindre la cime de mont Paracouerte qui s'élève à 2386 m et qui constitue un très beau belvédère sur les vallées de Fontanalba et de la Valmasque.
     La traversée se fit sur des pentes plutôt raides sans véritable sentier entre le lac et la crête au terme d'une bonne ascension d'environ 45 minutes.
    
   Après avoir pu admirer quelques jolis edelweiss, la descente vers le lac des grenouilles nous permit de faire la jonction avec le groupe de Cécile arrêté quelques minutes à la vacherie pour faire le plein de fromage tant prisé par les connaisseurs .    
     A 16h30, nous étions de retour via l'hôtel restaurant des Mélèzes où une grande table devait clôturer cette jolie ballade où la bonne humeur mêlée à la fraicheur de cet fin d'après-midi devait nous faire oublier le long parcours routier qu'il nous restait à faire pour rejoindre le littoral.

Par PHILOU - Publié dans : RANDONNEE - Communauté : images du monde
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Samedi 9 août 2008 6 09 /08 /Août /2008 16:19

    En terminant la lecture du magnifique livre "Tibet , la question qui dérange" de Claude B.Levenson, grande spécialiste de l'histoire et de la culture tibétaine et familière du dalai lama , j'ai eu envie de revenir sur ce problème tibétain à l'occasion de l'ouverture des JO de Pékin.
     Entre fascination et condescendance , entre beaux discours et compromissions , le monde est embarrassé par ce peuple singulier soumis au cauchemar et par son chef irréductible et non violent, Tenzin Gyatso , 14° lama intronisé à l'âge de 16 ans et en exil depuis 1959 à Dharamsala, en Inde.
     
    Tenzin Gyatso  (Prix nobel de la Paix en    1989 )
                            

                           

      Depuis l'écrasement de la révolte du 14 mars dernier et l'imposition de la loi martiale avec des patrouilles incessantes, contrôles d'identité à chaque instant , mouchards, caméras de surveillance, micros-espions dans les rues, le pouvoir chinois fait régner à Lhassa , capitale du Tibet , d'où d'ailleurs les journalistes sont bannis, une paranoïa qui rappelle les pires persécutions staliniennes.
                        
                                      LHASSA

                            
                                                             PALAIS DU POTOLA       

             


     Mais alors comme on dit dans le commentaire de citoyen du monde : en Mars beaucoup de gouvernements ont timidement jacassé et aujourd'hui on se met à genoux pour ne pas contrarier Pékin.
     Il en va comme preuve l'attitude du président de la république  , Nicolas 1er,  et également président du conseil européen jusqu'à fin 2008.
     Et bien oui, il assistera et aura assisté à la cérémonie d'ouverture des JO au moment où cet article sera paru et ne rencontrera pas le dalai lama qui commence une visite en France le 11 Août prochain.
     C'est pourtant Nicolas Sarkozy qui le 10 juillet , indiquait sèchement à Strasbourg , devant le parlement européen :
"ce n'est pas à la Chine de fixer mon agenda et mes rendez-vous" et avait prévenu , après la répression des émeutes anti chinoises au Tibet en mars dernier , qu'il n'assisterait à la cérémonie d'ouverture que si la Chine renouait le dialogue avec les représentants du dirigeant en exil.
             

          
             
    D'ailleurs  , lorsqu'il n'y a pas exil , il y a disparition. Pour preuve, le 11° Panchen Lama , seconde autorité spirituelle du bouddhisme tibétain enlevé  par les chinois en 1995 , à l'âge de 6 ans .
     Malgré les appels réitérés du gouvernement tibétain en exil et de plusieurs organisations internationales, la Chine , inflexible , refuse toujours de fournis des informations sur le lieu de détention du plus jeune prisonnier politique du monde.
                     
                               

     Sarkozy perd aujourd'hui sur tous les tableaux : qu'il s'agisse des droits de l'homme et de l'image internationale de la France ou des relations avec les autorités chinoises qui savent désormais quel poids il faut accorder aux exigences françaises.
     Le gouvernement français courbe l'échine , après avoir jacassé et fanfaronné, vient manger dans la main des chinois , se laisse acheter le peu de conscience et d'humanité qui lui restent et ramasse les quelques miettes qu'ils laisseront pour ne pas avoir dénoncé que cette magnifique civilisation tibétaine qui prône l'amour et la paix dans le monde , n'a pas les armes économiques pour se défendre comme l'ogre de Pékin qui balaie tout sur son passage.
     Attention à nous le jour où la Chine aura besoin de nouvelles ressources ou de nouvelles conquêtes , à force de s'agenouiller tout le temps devant elle , nous pourrions bien , et très directement , un jour en subir les conséquences, le courage a un prix , la liberté aussi.
          

      J'ai honte , j'espère que les tibétains s'en sortiront autrement car personne ne sait  ce qu'il adviendra comme grands changements en Chine.
       En tout cas , le "sarkozysme" qui prend peut être en compte le poids économique mais aussi politique de la situation aurait mieux fait de s'abstenir de bomber le torse quelques semaines avant d'aller à Canosa et faire preuve de plus de courage et de moins de veulerie.


Par PHILOU - Publié dans : POLITIQUE - Communauté : Social-démocratie
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Lundi 4 août 2008 1 04 /08 /Août /2008 20:23

    Après la Haute-Vésubie c'est la Haute-Tinée  qui était au programme du club Rando06 pour ce premier samedi, très chaud, du mois d'août.
    De Saint Dalmas le Selvage ( 1500 m ) village le plus septentrional des Alpes Maritimes et sa centaine d'habitants , un groupe de 20 randonneurs sous la conduite de Jean et Cécile pris la piste en terre jusqu'au parking de Valloar pour laisser les véhicules et attaquer le sentier qui s'élève parmi les mélèzes à la balise 73 , porte du Parc National du Mercantour.



        


     

      
    
    La traversée du bois du vallon de Gialorgues représente le dénivelé le plus accentué ,mais qui cependant ne comporte aucune difficulté, se fit sans problème pour laisser place au grands espaces de verdure nous permettant de découvrir , face à nous , les cimes de la Giorgia, de Bolofre ou l'étonnante cime de Pal dénuée de toute végétation.

  

     

       Après une première halte dans cet endroit reposant et paisible , le chemin de terre est facile comme le dénivelé et ce sont quelques vestiges de bergeries que nous allons rencontrer avant d'atteindre l'étonnante rivière apprivoisée par le lac de Privoles.

  
  

     Nous approchons du refuge et prenons à droite à la vue d'un premier cairn car le passage est vierge de sentier balisé à cet endroit où le dénivelé va se corser ardemment pour nous diriger au premier lac de Gialorgues où un immense troupeau d'ovins devait nous accueillir encadré par de magnifique chien "patou" pas très disposés à nous laisser la place libre.
    
   
      C'est à cet endroit magnifique que nous avons pris le temps de nous restaurer face à un paysage de rocheuse digne des films de westerns que quatre d'entre nous décidèrent d'approcher de plus près au terme d'une grimpette d'une trentaine de minutes à 2500m d'altitude.
      Les rochers formés par la roche de Trouée, la pointe de l'Ane et le for Carra sont absolument prodigieux et spectaculaires car implantés dans un cirque. le découpage est unique avec sur les crêtes , des rochers déposés comme autant de totems observant chacun de vos pas.
     
     

     Le retour se fit par le contournement du lac principal et une boucle agréable dans la prairie que la rivière épouse discrètement par les sillons qu'elle dessine de façon étonnante le long de la roche plus bas dans le vallon dans une harmonie sinusoïdale régulière et majestueuse.
          
            
       

      

        De retour au parking , nous avons repris la piste pour rejoindre St Etienne de Tinée aux alentours de 16h30 et prendre notre habituel pot de l'amitié avant de retrouver la canicule au terme de cette étonnante randonnée riche par sa diversité et sa beauté où le Mercantour nous donna une nouvelle facette de sa " grandeur ".

Par PHILOU - Publié dans : RANDONNEE - Communauté : images du monde
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Lundi 28 juillet 2008 1 28 /07 /Juil /2008 16:21

    Pour ce dernier samedi de Juillet , nous avons pris la direction de la Madone de Fenestre dans la Haute-Vésubie pour un circuit très prisé des randonneurs  vers les lacs de Prals.
         

     C'est donc vers 9h30 que notre guide Jean , épaulé pour la circonstance par Cécile, jeune stagiaire du club Altiplus , entraîna notre groupe de 20 (dont 4 enfants) pour un démarrage en fanfare par le vallon du Ponset après avoir franchi la passerelle qui se trouve au niveau de la vacherie de Fenestre.
 
  


       La partie la plus éprouvante de la randonnée et le gros du dénivelé s'effectue dans la deuxième moitié de l'ascension du vallon au bord duquel croissent quelques vieux mélèzes dans ces alpages habités par des troupeaux de vaches bien paisibles qui profitent de cet endroit pour se refaire une santé afin de donner le meilleur fromage qui soit.

 

      
 
    L'arrivée à la baisse des cinq lacs se fit vers 11h30 et nos efforts furent récompensés à la vue de ces lacs rapprochés les uns des autres et séparés uniquement par quelques petites buttes herbeuses , vestiges d'anciennes moraines glaciaires.
    Leur niveau est à peu près permanent toute l'année et leurs rives sont presque partout accessibles.
 
 
     Un rush d'environ 30 minutes aller-retour permit à un groupe de 6 courageux de se hisser sur une crête à plus de 2400m pour admirer les cimes du Mt Neiglier (2786m) , de Peranova (2554m) et les crêtes de la pointe André.
         
   Vers 12 h nous étions au bord des lacs dont certains comportent beaucoup d'algues qui apparaissent au fil de l'eau alors que d'autres sont vierges ou beaucoup plus clairs permettant d'apercevoir le fond rocailleux.
    C'est à cet endroit , face au Mt Neiglier que nous avons rapidement pique-niquer avant d'entamer la descente par le vallon de Prals, sous un ciel menaçant , mais sans grande difficulté pour se terminer en foret avant de retrouver la Madone et nos véhicules.   
  
         Nous nous sommes retrouvés vers 16h30 au village de St Martin de Vésubie pour apprécier une juste boisson après ce circuit sans grande difficulté mais qui a pu fatiguer certains d'entre nous pas encore habitués aux randonnées dans notre bel arrière pays et son grandiose Parc du Mercantour.

Par PHILOU - Publié dans : RANDONNEE - Communauté : images du monde
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Vendredi 18 juillet 2008 5 18 /07 /Juil /2008 15:33

   Moins connue que la Roya, la Vésubie ou la Tinée, la Vallée de la Gordolasque mérite le détour avec son pittoresque village de Belvédère.
                    
    Du gîte rural "Le relais des Merveilles" situé à 1568 m d'altitude où vous pourrez passer la nuit et déguster la cuisine familiale très prisée des randonneurs , vous prendrez la route dans le sens de la montée jusqu'au pont de Countet ( 1692 m ) point de départ et entrée dans le Parc National du Mercantour.
   
     A la balise 412, direction lac Autier , refuge de Nice à gauche juste avant le pont, le décor est déjà splendide et le sentier quasiment plat chemine tranquillement le long de la Gordolasque où l'on peut admirer l'autre rive  ,à une centaine de mètres , un dôme rocheux et plus loin sur la gauche un abri de berger puis le site d'initiation à l'escalade
  
  
 
      A la balise 414, nous découvrons un petit pont sur notre droite, qui nous mènera au lac Autier avec la fin de la partie plate et une jolie vue sur la cascade de l'Estrech dominée de part et d'autre par le mont du Grand Capelet et le Mont Neiglier.
      A partir de cet endroit, la montée se fait sans discontinuer dans le vallon d'Autier par un sentier en zig-zag et très escarpé dans les pentes herbeuses coincées entre les pointes de l'Estrech et les rochers du Muffié.

   

     

      A l'altitude 2050 , le sentier atteint horizontalement le torrent que l'on traverse à gué et le parcours se poursuit dans les pentes très raides clairsemées d'éboulis où l'on peut apercevoir les premiers chamois sur la rive gauche.
  

     

     On atteint le but de la randonnée en débouchant sur un replat de pâturages d'où l'on découvre le lac Autier dominé par les têtes du Basto et du grand Capelet au terme d'un effort soutenu après avoir gravi plus de 500 m de dénivelé sur une distance assez restreinte.

  
  

     
          Ce lac situé à environ 2250 m d'altitude est l'un des plus beaux du Mercantour avec ses prairies alpestres garnies de rhododendrons. C'est un endroit magique dans ce cirque de roches arides parsemées de quelques névés et d'où l'on peut prolonger la randonnée pour se rendre à la baisse du lac Autier ( 2637 m ) ou la baisse de la Valmasque via la vallée des Merveilles.
  

     
                      

   Cette randonnée dont le dénivelé total est de l'ordre de 650 m ne se fait pas sans effort mais la durée totale de 4h30 aller-retour ne pose pas de problèmes majeurs en gardant un rythme régulier pour aller pique-niquer au bord du lac , car ce n'est que du pur bonheur.

                   LE RELAIS DES MERVEILLES

     

Par PHILOU - Publié dans : RANDONNEE - Communauté : photographe du dimanche
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  • LECTURE humour culture photographie POLITIQUE
  • Socialiste moderne. Ne supporte pas l'injustice et les inégalitées dans tous les domaines. De temperament sportif et amoureux de la nature. Adore la lecture et suis très sensible à l'action du Dalai Lama . Supporter de l'OM.

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