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Samedi 23 août 2008 6 23 /08 /2008 17:49

    Malgré le temps mitigé de ce vendredi 22/08 , je me suis rendu dans le vallon supérieur de Casterino ( Haute-Roya ) pour démarrer cette rando à 8h30 à partir de la balise 393 via la baisse de la Valmasque et ses trois lacs.

 

 
   
  
    La première partie se déroule sur une piste très empierrée jusqu'à la balise 393 , bifurcation à droite pour le lac de l'Agnel que je ne prends pas , et la balise 374 jusqu'à la cascade pour ensuite suivre quelques lacets plus abrupts vers la balise 98 et 97 à 2294 m au pied du lac Vert, le plus petit mais le plus beau.
    Le refuge de la Valmasque est situé lui , à droite via la balise 98 A où se forme une boucle.

  

  

                           
          
   

    Le lac Vert offre sur sa partie sud quelques espaces de prairies au bord de l'eau qui invitent les randonneurs à la baignade par ses petites criques très claires mais aussi bien fraîches.
   
   
    Je reprends mon chemin après une courte pause pour longer les trois lacs sans dénivelé apparent pour atteindre facilement le lac Noir à 2280 m puis le grand lac Basto à 2341 m d'altitude.
     Sur la gauche du Basto on aperçoit les rochers de Ste Marie à plus de 2300 m et sur la droite les têtes nord et sud du Basto traversées par le GR 52.
  
  
  

  

        A la balise 96, au pied de la baisse de la Valmasque dans un espace relativement plat , un troupeau de chamois et chevreaux avait élu domicile pour mon plus grand plaisir.
      D'ailleurs à cette balise, 2 directions s'offrent à vous , soit tout droit vers la baisse de la Valmasque soit à votre gauche en direction de la baisse de Fontanalba.
    
    

     Je pris la première option pour aller me restaurer vers 13 h et après 4 bonnes heures de marche. La montée ne fut pas trop difficile et au sommet à 2548 m (balise 94)  sur l'autre versant débouche le GR 52 en provenance de la vallée des Merveilles.
     De la baisse, on peut admirer le mont du grand Capelet qui culmine à 2935 m et sur la gauche le célèbre mont Bego et ses 2872 mètres.
              
     
 
 
   
   
  
   Après une pause d'environ 45 minutes et juste après les premiers mètres de descente, je pris un petit sentier très rocailleux qui mène au pied du Mt Bego à 2791 m d'altitude. La descente est scabreuse compte tenu des nombreux éboulis.
    De retour à la balise 96, je pris la direction de la baisse de Fontnalba pour gravir pendant une bonne demi heure la partie  à mon avis, la plus difficile du circuit pour atteindre la balise 397 à 2560 m et entamer une longue descente dans ce vallon très minéral   jusqu'à la balise 389 où se situe le refuge du même nom .
    D'ailleurs on peut voir en contre bas le lac Vert de Fontanalbe situé dans la zone protégée et réglementée pour ses inscriptions dont la fameuse voie sacrée.
   

   

   

   

A la balise 390 , près de la vacherie , je pris à gauche par une piste empierrée et très utilisée par les 4X4 , dont celui du parc du Mercantour, et qui passe en contre bas du lac des Grenouilles pour rallier la balise 395 et le parking , à 18 h, au terme d'une rando d'environ 8 h de marche effective avec plus de 800 m de dénivelé et que je qualifierai de "sportive" mais où l'effort fut récompensé par la diversité et la splendeur des paysages rencontrés.
 
Par PHILOU - Publié dans : RANDONNEE - Communauté : images du monde
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Jeudi 21 août 2008 4 21 /08 /2008 21:52

   La réputation de la vallée du Cians n'est plus à faire avec les stations de ski de Beuil et Valberg mais que dire des gorges situées aux portes du Mercantour.
    Le torrent du Cians qui prend sa source au pied du mont Mounier , situé à 2817 mètres point culminant de la chaîne montagneuse , tout en cherchant à rejoindre l'affluent du Var , a réussi à creuser une roche de schiste rouge en formant une gorge d'une longueur d'environ 25 km avec une descente de plus de 1600 mètres.
 
                     
 
     
      
   
  

    Phénoménal ! Aussi bien au niveau des versants abrupts que des sculptures naturelles.
     Une promenade sympa dans les différentes cluses ( grande et petite ) vous procure un plaisir toujours renouvelé tout au long de vos flâneries dans un paysage que les rouges mettent en valeur d'une façon surprenante.

  


    


   


   


    La vallée du Cians est un point fort de la découverte de notre département , et à elle seule vous procurera , si ce n'est pas déjà fait , des sensations de plénitude dans un cadre qui reste unique en son genre appelé par certains le "colorado" français.

   
 Si vous sentez la fatigue vous gagnez après cette superbe ballade , vous aurez encore le plaisir de vous reposer sur un banc et admirer la petite cascade chatoyante qui illuminera vos yeux. toyante  Pour les plus gourmands et surtout les gastronomes dont je fais parti, je vous recommande le restaurant "L'Escapade " à Beuil afin de terminer délicieusement votre périple. Cuisine régionale et raffinée.      Site Web : monsite.wanadoo.fr/hotelescapade


Par PHILOU - Publié dans : BALLADES - Communauté : La vie n'est qu'un rêve
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Mardi 12 août 2008 2 12 /08 /2008 15:51

    On change à nouveau de vallée ce dimanche 10 août et l'on se dirige dans la Haute-Roya via le nord du vallon de Casterino à 1700 m d'altitude point de départ de la randonnée.

        
          
 

     De la balise 395, c'est un groupe de 25 courageux dirigés par Matthieu et la fidèle stagiaire Cécile qui prit le départ sur une route empierrée en direction du sud via la balise 392 (altitude 1969 m) pour changer de direction et repartir vers le nord par un sentier dans les alpages où l'on découvre le lac des Grenouilles dans le splendide écrin des montagnes du mont Paracouerte.

 
  

     Après une bonne heure de marche , nous marquons une pause près du lac dans ce paysage ouvert sur la Fontanalba avec ses prairies accueillantes et ses colonies de marmottes peu visibles ce jour pour cause de randonneurs trop nombreux et pas toujours très avertis de la discipline à suivre pour espérer les approcher.
 
 
    L'ascension vers le lac Ste Marie se déroule dans le secret de son vallon par un sentier aride où le dénivelé nous amène dans la prairie attenante au lac caché dans un creux sauvage où un monde minéral se dresse à l'ombre des grandes parois de la face ouest du mont Ste Marie qui culmine à plus de 2700 mètres.
    
 
 
    C'est dans cet espace ensoleillé et rafraîchissant que nous allons déjeuner, nous reposer et même se baigner pour certains malgré une température de l'eau digne des lacs scandinaves en plein été.
    Vers 14 heures , le groupe se scinde en deux et les moins "fatigués" suivront Matthieu pour atteindre la cime de mont Paracouerte qui s'élève à 2386 m et qui constitue un très beau belvédère sur les vallées de Fontanalba et de la Valmasque.
     La traversée se fit sur des pentes plutôt raides sans véritable sentier entre le lac et la crête au terme d'une bonne ascension d'environ 45 minutes.
    
   Après avoir pu admirer quelques jolis edelweiss, la descente vers le lac des grenouilles nous permit de faire la jonction avec le groupe de Cécile arrêté quelques minutes à la vacherie pour faire le plein de fromage tant prisé par les connaisseurs .    
     A 16h30, nous étions de retour via l'hôtel restaurant des Mélèzes où une grande table devait clôturer cette jolie ballade où la bonne humeur mêlée à la fraicheur de cet fin d'après-midi devait nous faire oublier le long parcours routier qu'il nous restait à faire pour rejoindre le littoral.

Par PHILOU - Publié dans : RANDONNEE - Communauté : images du monde
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Samedi 9 août 2008 6 09 /08 /2008 16:19

    En terminant la lecture du magnifique livre "Tibet , la question qui dérange" de Claude B.Levenson, grande spécialiste de l'histoire et de la culture tibétaine et familière du dalai lama , j'ai eu envie de revenir sur ce problème tibétain à l'occasion de l'ouverture des JO de Pékin.
     Entre fascination et condescendance , entre beaux discours et compromissions , le monde est embarrassé par ce peuple singulier soumis au cauchemar et par son chef irréductible et non violent, Tenzin Gyatso , 14° lama intronisé à l'âge de 16 ans et en exil depuis 1959 à Dharamsala, en Inde.
     
    Tenzin Gyatso  (Prix nobel de la Paix en    1989 )
                            

                           

      Depuis l'écrasement de la révolte du 14 mars dernier et l'imposition de la loi martiale avec des patrouilles incessantes, contrôles d'identité à chaque instant , mouchards, caméras de surveillance, micros-espions dans les rues, le pouvoir chinois fait régner à Lhassa , capitale du Tibet , d'où d'ailleurs les journalistes sont bannis, une paranoïa qui rappelle les pires persécutions staliniennes.
                        
                                      LHASSA

                            
                                                             PALAIS DU POTOLA       

             


     Mais alors comme on dit dans le commentaire de citoyen du monde : en Mars beaucoup de gouvernements ont timidement jacassé et aujourd'hui on se met à genoux pour ne pas contrarier Pékin.
     Il en va comme preuve l'attitude du président de la république  , Nicolas 1er,  et également président du conseil européen jusqu'à fin 2008.
     Et bien oui, il assistera et aura assisté à la cérémonie d'ouverture des JO au moment où cet article sera paru et ne rencontrera pas le dalai lama qui commence une visite en France le 11 Août prochain.
     C'est pourtant Nicolas Sarkozy qui le 10 juillet , indiquait sèchement à Strasbourg , devant le parlement européen :
"ce n'est pas à la Chine de fixer mon agenda et mes rendez-vous" et avait prévenu , après la répression des émeutes anti chinoises au Tibet en mars dernier , qu'il n'assisterait à la cérémonie d'ouverture que si la Chine renouait le dialogue avec les représentants du dirigeant en exil.
             

          
             
    D'ailleurs  , lorsqu'il n'y a pas exil , il y a disparition. Pour preuve, le 11° Panchen Lama , seconde autorité spirituelle du bouddhisme tibétain enlevé  par les chinois en 1995 , à l'âge de 6 ans .
     Malgré les appels réitérés du gouvernement tibétain en exil et de plusieurs organisations internationales, la Chine , inflexible , refuse toujours de fournis des informations sur le lieu de détention du plus jeune prisonnier politique du monde.
                     
                               

     Sarkozy perd aujourd'hui sur tous les tableaux : qu'il s'agisse des droits de l'homme et de l'image internationale de la France ou des relations avec les autorités chinoises qui savent désormais quel poids il faut accorder aux exigences françaises.
     Le gouvernement français courbe l'échine , après avoir jacassé et fanfaronné, vient manger dans la main des chinois , se laisse acheter le peu de conscience et d'humanité qui lui restent et ramasse les quelques miettes qu'ils laisseront pour ne pas avoir dénoncé que cette magnifique civilisation tibétaine qui prône l'amour et la paix dans le monde , n'a pas les armes économiques pour se défendre comme l'ogre de Pékin qui balaie tout sur son passage.
     Attention à nous le jour où la Chine aura besoin de nouvelles ressources ou de nouvelles conquêtes , à force de s'agenouiller tout le temps devant elle , nous pourrions bien , et très directement , un jour en subir les conséquences, le courage a un prix , la liberté aussi.
          

      J'ai honte , j'espère que les tibétains s'en sortiront autrement car personne ne sait  ce qu'il adviendra comme grands changements en Chine.
       En tout cas , le "sarkozysme" qui prend peut être en compte le poids économique mais aussi politique de la situation aurait mieux fait de s'abstenir de bomber le torse quelques semaines avant d'aller à Canosa et faire preuve de plus de courage et de moins de veulerie.


Par PHILOU - Publié dans : POLITIQUE - Communauté : Social-démocratie
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Lundi 4 août 2008 1 04 /08 /2008 20:23

    Après la Haute-Vésubie c'est la Haute-Tinée  qui était au programme du club Rando06 pour ce premier samedi, très chaud, du mois d'août.
    De Saint Dalmas le Selvage ( 1500 m ) village le plus septentrional des Alpes Maritimes et sa centaine d'habitants , un groupe de 20 randonneurs sous la conduite de Jean et Cécile pris la piste en terre jusqu'au parking de Valloar pour laisser les véhicules et attaquer le sentier qui s'élève parmi les mélèzes à la balise 73 , porte du Parc National du Mercantour.



        


     

      
    
    La traversée du bois du vallon de Gialorgues représente le dénivelé le plus accentué ,mais qui cependant ne comporte aucune difficulté, se fit sans problème pour laisser place au grands espaces de verdure nous permettant de découvrir , face à nous , les cimes de la Giorgia, de Bolofre ou l'étonnante cime de Pal dénuée de toute végétation.

  

     

       Après une première halte dans cet endroit reposant et paisible , le chemin de terre est facile comme le dénivelé et ce sont quelques vestiges de bergeries que nous allons rencontrer avant d'atteindre l'étonnante rivière apprivoisée par le lac de Privoles.

  
  

     Nous approchons du refuge et prenons à droite à la vue d'un premier cairn car le passage est vierge de sentier balisé à cet endroit où le dénivelé va se corser ardemment pour nous diriger au premier lac de Gialorgues où un immense troupeau d'ovins devait nous accueillir encadré par de magnifique chien "patou" pas très disposés à nous laisser la place libre.
    
   
      C'est à cet endroit magnifique que nous avons pris le temps de nous restaurer face à un paysage de rocheuse digne des films de westerns que quatre d'entre nous décidèrent d'approcher de plus près au terme d'une grimpette d'une trentaine de minutes à 2500m d'altitude.
      Les rochers formés par la roche de Trouée, la pointe de l'Ane et le for Carra sont absolument prodigieux et spectaculaires car implantés dans un cirque. le découpage est unique avec sur les crêtes , des rochers déposés comme autant de totems observant chacun de vos pas.
     
     

     Le retour se fit par le contournement du lac principal et une boucle agréable dans la prairie que la rivière épouse discrètement par les sillons qu'elle dessine de façon étonnante le long de la roche plus bas dans le vallon dans une harmonie sinusoïdale régulière et majestueuse.
          
            
       

      

        De retour au parking , nous avons repris la piste pour rejoindre St Etienne de Tinée aux alentours de 16h30 et prendre notre habituel pot de l'amitié avant de retrouver la canicule au terme de cette étonnante randonnée riche par sa diversité et sa beauté où le Mercantour nous donna une nouvelle facette de sa " grandeur ".

Par PHILOU - Publié dans : RANDONNEE - Communauté : images du monde
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  • PHILOU
  • Le blog de PHILOU
  • Homme
  • 20/01/1949
  • SUD EST
  • LECTURE humour culture photographie POLITIQUE
  • Socialiste moderne. Ne supporte pas l'injustice et les inégalitées dans tous les domaines. De temperament sportif et amoureux de la nature. Adore la lecture et suis très sensible à l'action du Dalai Lama . Supporter de l'OM.

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