Vendredi 23 janvier 2009
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Ce jeudi 22 janvier , 2 jours après avoir fêté mes 60 ans , j'ai décidé de faire une "retraite" spirituelle dans
un lieu propice à la méditation et cher à bien des souvenirs de mes années passées auprès de cette belle montagne qui domine Menton et Vintimille.
Sans avoir encore l'âge de mon écrivain et académicien préféré, Jean d'Ormesson je me suis posé sa question " Qu'ai je donc fait ?" titre de son dernier essai.
Mais revenons a la randonnée du jour , au départ du col St Bernard à 769 m d'altitude et à environ 1h15 de Castellar , charmant village perché au dessus de Menton.
C'est donc vers 9h30 que je démarre en
direction du col du Razet, en laissant derrière moi la pointe de Penna qui culmine à 831 m via le hameau de Monti.
Le chemin qui
mène au col offre un dénivelé modeste et régulier avec quelques passages dans les sous bois dont la période hivernale ne met que très peu en valeur.
Quelques maisons très isolées et inhabitées dans le lieu-dit Villaron me donnent envie de m'y arrêter et m'y reposer.
Vers 11h , j'atteins le col du Razet, véritable carrefour pédestre situé à 1032 m d'altitude où il est possible de prendre pas moins de 5 directions ( 2 pour
Sospel, 2 pour Castellar et 1 pour Castillon ).
La neige commence à être présente. Je marque une pause ensoleillée et en profite pour prendre des forces avant d'attaquer le GR 52 qui doit m'amener à Colla Bassa après un
dénivelé d'une centaine de mètres et une bonne demi-heure de marche.
Arrivée à Colla Bassa vers midi et là le manteau neigeux est bien plus important, l'altitude est de 1107 m et le froid commence à se faire sentir malgré la présence continue du
soleil.
Le Grand Mont est là à mes pieds mais le plus dur reste à faire vu l'importance du dénivelé , l'ascension comme la descente solliciteront genoux et mollets et peut être
quelques glissades au programme , alors prudence de rigueur.
A 13 h le sommet est atteint , culminant à 1379 m et dominant véritablement la Méditerranée dont seulement 6 kms le séparent.
Depuis cet emplacement , le regard embrasse vers le nord les cimes du Mercantour ou vers le sud la chaîne des montagnes corses qui paraissent surgir des eaux.
Le Grand Mont ou GRAMMONDO pour nos amis italiens, prend avec ce contraste un caractère particulier dû à l'élévation du lieu que vient souligner un contexte religieux où croix
et oratoires appellent à une intime réflexion.
Après la pause casse-croûte, vers 13h 30 la descente vers Colla Bassa se fait lentement pour éviter les glissades sur les parties de neige glacée où les crampons ne sont pas très
efficaces et les bâtons guère plus.
Seuls quelques genets ou branches de pin sylvestre sont les bienvenus pour freiner les chutes.
Arrivé au plateau, je prends la direction de Morga aux alentours de 14h30. La descente se fait sans aucune difficulté et aboutit dans une partie boisée où 2 itinéraires sont
possibles : sur la droite , plus cour mais trop ombragé , sur la gauche , une piste plus large et bien ensoleillée.
Je choisis de prendre la voie de gauche en acceptant de faire un léger détour qui me permit de croiser un gentil cheval près à m'indiquer la direction de Morga et de ses
restanques que j'atteignis vers 15h15 avant de rejoindre la chapelle St Bernard à 15h30.
La boucle est bouclée, le 4X4 est là pour prendre le relais.
Caractéristiques :
Denivelé: 610m - Durée: 5 à 6 h - Difficulté
: moyen à sportif
A mon frère et à
mes collègues Claude et Patrick qui m'ont quitté bien trop tôt et ont partagé avec moi cette randonnée voilà quelques années.
Par PHILOU
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Lundi 22 décembre 2008
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15:11
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C'est à Beuil les Launes , au départ du col St Anne à 1551 m d'altitude dans le
Haut Cians que s'est déroulé cette dernière randonnée raquette de la saison 2008.
Initialement prévu au départ de Valberg via le col
d'Espaul et le hameau de la Colle, l'itinéraire a été modifié au dernier moment pour des raisons de sécurité compte tenu du manteau neigeux très important et du risque d'avalanches et autres pièges
de la montagne hivernale.
Nous étions donc un petit groupe de 9 courageux , sous la conduite de Philippe, mon homonyme, pour
aborder cette randonnée dénuée de difficulté qui permet d'accéder en toute quiétude aux spacieuses étendues du plateau St Jean avec en toile de fond deux cimes marquantes du haut Cians : le mont
Mounier (2817 m) au nord et le sommet des Cluots ( 2106m) au sud.
Avant de démarrer et de s'élever par la petite route jusqu'au bâtiment "Le Mounier" juché
sur une colline, nous avions tous été équipés d'un ARVA ( appareil de recherche des victimes d'avalanches ) précaution indispensable dans cette période même si les risques étaient à priori nuls à
cet endroit là.
Après avoir rejoins le collet de Guerin , nous nous quittons une bonne partie de la piste pour emprunter un tracé ascendant sur la droite tout en veillant à ne pas dégrader les
traces damées du parcours de ski de fond.
Nous traversons le plateau St Jean vers le sud et nous
dirigeons vers la chapelle St Jean Baptiste juchée sur un promontoire à 1751 m après une montée courte et rapide dans une neige bien poudreuse.
C'est donc à cet endroit au panorama
circulaire et superbe que nous posons les sacs à dos et nous restaurons en plein soleil face au sud et à la chaine de montagne du Cheiron et du sommet des Cluots.
Le retour se fit par le même itinéraire en marquant une pause d'environ une demi heure pour
écouter les explications de notre guide et pour mettre ensuite en pratique une simulation de recherche de "victime ensevelie " suite à une avalanche. Rassurez-vous , la victime n'était qu'un sac
enterré un plus profond avec à l'intérieur un ARVA.
Les sauveteurs occasionnels que nous fumes se sont plutôt bien débrouillés et la "victime" fut retrouvée saine et sauve.
Plaisanterie mise à part, il faut avant tout admettre qu'en hiver, la nature est bien plus forte qu'en été et que compétence et humilité doivent guider les pas de chacun , y
compris les mieux entraînés sous peine de sanctions cruelles.
Numéros utiles : CODIS 06 +33(0)4 93 22 76
90
CRS 06 ou PGHM +33(0)4 93 22 22 22
A 15h30 ( voir le cadran solaire sur la
photo de la chapelle ) , nous étions de retour au col St Anne, direction les voitures et Beuil pour un dernier pot avant de nous séparer après cette belle journée ensoleillée dans le haut Cians
A l'année prochaine et bon Noël ainsi que tous mes voeux de bonheur et santé à toutes et à tous.
Par PHILOU
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Lundi 8 décembre 2008
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20:19
Ce samedi 6 décembre , grâce à un hiver précoce , nous retrouvons la neige et les raquettes pour une randonnée de
moyenne difficulté au départ de la station de Gréolières-les-Neiges à 1400 m d'altitude sous un soleil resplendissant.
Fabrice, notre animateur du jour, entraîna notre petit groupe de 10 pour un circuit dans le Plan des Baumettes et en direction de la
Croix de Verse située à 1706 m où le panorama offre une vue magnifique sur la chaîne du Mercantour et le littoral.
Cette cime orientale du Cheiron reste la seule à n'être pas desservie par une remontée mécanique et fait le bonheur des nombreux raquetteurs fidèles à ce site très propice à ce
type d'activité.
Après un dénivelé de plus de 300 m dans cet espace immaculé de blanc, de vert et de bleu , nous devions atteindre le but vers 12h mais faire un rapide demi-tour tant le vent qui
soufflait en rafales à plus de 80km/h nous empêchait de progresser raisonnablement vers ce belvédère que nous souhaitions admirer.
Vers 12h30 , après être redescendus sur le Plan des Baumettes , nous avons pu casser la croûte à l'abri du mistral sous le soleil et le ciel grand bleu mais avec une température de
l'ordre de zéro degré qui nous obligea à reprendre rapidement la route.
C'est par une boucle dans la foret domaniale du Cheiron que nous avons rejoins le parking aux alentours de 14h30 au terme d'un effort régulier mais très soutenu pour une reprise
dans cette neige abondante digne de la chanson de Pascal Danel " Les neiges du Kilimandjaro ".
Notre sortie devait se ponctuer par une sympathique collation prise dans la bonne humeur qui caractérise l'ambiance habituelle du club rando 06 dont nous attendons avec impatience le
planing hivernal qui devrait, je l'espère, nous apporter encore beaucoup de plaisir et de bonne fatigue.
Par PHILOU
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Lundi 10 novembre 2008
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14:23
Ce dimanche 9 novembre où le beau temps était enfin revenu , le club Rando06 avait décidé d'organiser une
randonnée ouverte à tous en partenariat avec l'antenne locale de l'APF afin de faire participer des personnes vivant avec un handicap moteur.
Nous nous sommes donc retrouvés à plus de 30 au pied du village de St Agnés dans l'arrière pays mentonnais vers 9h30 , avant de nous diriger sur
la route stratégique qui mène au Mt Ours après le col des Banquettes où nous avons garé les véhicules pour préparer le montage de 2 Joelettes.
Cet appareil de transport qui ne comporte qu'une seule roue qui lui permet de se faufiler dans les sentiers les plus étroits est l'invention d'un
accompagnateur en montagne, Joel Claudel , qui voulait pouvoir continuer à emmener en balade son neveu myopathe.
Cet engin d'environ 11 kg est pliable pour faciliter son transport et les opérations de montage et démontage sont désormais simplifiées depuis les dernières mises au
point.
C'est donc avec entrain et bonne humeur que nous avons gravi le faible dénivelé qui devait nous mener au Mt Ours en prenant le soin de nous relayer
régulièrement afin de partager au mieux cet effort inhabituel mais tellement gratifiant.
C'est donc là , à 1239 mètres d'altitude, sur le plateau du Mt Ours que nous avons pris une bonne collation aux alentours de midi.
Le fort du Mt Ours construit en 1898 sur la ligne dite "Seré de Rivières" avait pour vocation de contrôler le passage sur le col des Banquettes et servait de relais optique
entre les forts du Mt Agel et du Barbonnet.
Ce fortin maçonné de deux étages est entouré d'un mur d'enceinte.
Cette page d'histoire tournée, nous avons entamé la descente vers le chemin qui mène à la baisse du Loup , à travers de jolis sous-bois, et qui est
parsemé de feuilles mortes et de beaucoup de cailloux que les dernières pluies avaient fortement raviné.
Vers 14h30 , nous avons rejoins la piste qui mène au col de Verroux et à la pointe de Siricocca mais en sens inverse afin de terminer la boucle en
direction des voitures et en surplombant le ravin de Verroux, couver de brouillard à ce moment-là , où coule la source du Borrigo.
A 15h30, la randonnée était terminée et cette journée particulière nous aura fait partager un peu de notre bonheur avec ceux qui n'ont pas la chance de
pouvoir en profiter aussi souvent que nous.
Bravo et merci à Matthieu, Philippe et Jean, nos trois animateurs du jour, pour cette belle initiative. Je n'oublie pas Fabrice même s'il n'était pas là car je sais qu'il est aussi
impliqué.
Par PHILOU
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Mardi 14 octobre 2008
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14:26
Par ce beau dimanche très ensoleillé d'octobre , nous
avons pris la direction de la basse Vésubie via le hameau du Figaret pour entreprendre la longue ascension qui mène au Brec d'Utelle.
Cette randonnée dont l'itinéraire le plus connu et le plus emprunté est celui au départ d'Utelle en direction du col du Castel Ginesté , n'avait pas les faveurs de nos
animateurs du club rando06, Matthieu et Cécile, qui ont préféré ajouter 200m de dénivelé au départ du Blaquet situé à 629 m d'altitude.
C'est donc un imposant groupe qui pris le départ vers 9h30 par un
chemin forestier avant de récupérer le chemin balisé de jaune où seuls quelques rares endroits affichent le marquage du GR 510. Seul, un gentil toutou qui nous accompagna jusqu'au but semblait
connaître le parcours sur le bout des pattes.
La marche vers le Brec est longue et semble inaccessible puis nous traversons de belles clairières puis nous enfonçons dans
la foret par un beau sentier bordé de mousse et de buis aux senteurs d'automne.
Auparavant, nous avions scindé le groupe en 2 et c'est Matthieu qui devait se charger de nous amener au sommet pour les 2/3 d'entre nous.
Enfin nous atteignons la croisée des chemins (GR 5 et GR
510) et direction plein sud vers le sommet rocailleux du Brec et il est environ 11h45 lorsque nous marquons une pause avant l'escalade finale.
A la borne 155, il reste le plus dur à faire car il faut se servir de ses mains et escalader jusqu'au sommet au milieu d'un troupeau de chèvres bien pacifiques perchées sur les rochers
au bord du précipice.
De quoi donner le vertige !
Enfin , nous arrivons au sommet vers 12h45 et là c'est à couper le souffle tellement le
panorama (inoubliable) sur le Mercantour, la cote d'Azur et les vallées environnantes ( Var-Tinée-Vésubie ) est grandiose.
C'est donc sur cette crête rocheuse perchée à 1604 m d'altitude que nous avons mangé et pris un peu de repos avant de redescendre vers 14 h , par le même itinéraire.
Un peu d'histoire pour rappeler que le site du Brec d'Utelle, haut lieu de l'époque napoléonienne
, constitua de 1792 à 1794 , une poche de résistance des troupes austro-sardes.
Ceci précisé, notre groupe devait rejoindre celui de Cécile et effectuer la descente vers le Blaquet et les voitures après plus 6 heures de marche effective pour un dénivelé
total de 980 m au rythme de 300 m à l(heure ce qui n'est pas un record mais une performance quand même.
La journée s'est clôturée par la
cueillette de jolies branches aux couleurs rouges et ocres très décoratives que tout le monde a pu appréciées.
C'est à Plan du Var
que nous nous sommes séparés après avoir pris un dernier verre bien mérité.
Bravo au club pour cette belle rando mais attention à la participation qui bien que très sympathique gagnerait à être moins importante. Il est vrai que ce n'est pas facile
de refuser du monde lorsque l'on a du succès.
Par PHILOU
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